
Gola
Le Scroll Infini · orange
Le Régent préside un banquet infini : il laisse tomber des Data que les joueurs dévorent pour gagner en notoriété. Cifer le défie, le bat et absorbe son pouvoir : sa première corne.
← Deux mondes en développement · depuis 2018
Un film d’animation expérimental en sept courts métrages. Deux enfants entrent dans Real, un univers numérique, pour retrouver leur sœur aînée, qui s’y est réfugiée plutôt que d’affronter la vraie vie. Une fable sur la fascination que les réseaux sociaux et les jeux vidéo exercent sur la jeunesse.
Forme
Animation 2D, sept courts métrages
Auteur
Francis Leudjeu : création et écriture · Abyl Studio
Où j’en suis
Personnages, trois premiers mondes, scénario et storyboard du premier court métrage
Je cherche
Coproducteurs et mécènes

Je veux aborder la fascination parfois morbide qu’exercent les réseaux sociaux et les jeux vidéo sur les jeunes générations, et faire comprendre le danger de ces univers quand on s’y perd.
C’est un message personnel, adressé à mes frères et sœurs, à mes enfants et, plus largement, à la jeunesse. J’assiste, impuissant, à la lente descente aux enfers d’une génération connectée, piégée dans le scroll infini, incapable de se concentrer sur l’essentiel. Cette hyperconnexion fragilise les familles, isole les individus et étouffe les relations sincères.
Les deux héros, Simo (alias Cifer) et Maffo, incarnent deux comportements opposés face à cette fascination : la subjugation et la retenue. Dans le film, la corruption que ces univers exercent sur l’esprit devient une descente aux enfers où chaque palier correspond à un péché capital, de la surconsommation jusqu’à la paresse.
#mayday est un récit initiatique inversé : l’ascension de pouvoir s’accompagne d’une chute spirituelle. C’est un cri d’alerte, une fable poétique portée par la voix de Luci devenue griotte, qui renoue avec l’oralité sacrée pour dénoncer les dérives modernes.
C’est aussi une exploration formelle : un récit panégyrique de griot, inspiré par l’art rupestre africain, mis en mouvement par une animation 2D traditionnelle. La caméra n’entre jamais dans la scène : le tableau vit, et la parole l’anime.
Producteur de films d’animation (Mboa Matanda, Noël au Continent), je cherche aussi comment produire des œuvres fortes et originales dans un contexte précaire comme celui du Cameroun, où les mécanismes de financement du cinéma, et plus encore de l’animation, sont quasi inexistants. #mayday interroge notre capacité à créer autrement : plus économique, plus artistique, plus pertinent, et résolument plus original.
Dans Real, les personnages sont des silhouettes à l’encre, dans l’esprit de l’art rupestre. Dans le monde réel, c’est l’inverse : des personnages noirs au visage coloré.




Simo (alias Cifer) et sa sœur Maffo pénètrent dans Real, un univers numérique mystérieux, à la recherche de leur sœur aînée, Samira. Plutôt que d’affronter la vraie vie, elle s’y est réfugiée, sous le nom de Luci26. Real est une terre de promesses et de pièges, divisée en sept mondes, chacun régi par un Régent corrompu incarnant un vice numérique majeur. C’est une odyssée à la fois intérieure et symbolique qui commence pour les deux enfants.
Ils affrontent d’abord Gola, le Scroll Infini. Cifer, séduit par l’euphorie du combat et du jeu, oublie leur mission. Il finit par vaincre Gola et l’absorbe, acquérant une corne, stigmate de corruption, et le pouvoir du « Dévoreur de Régents ».
Dans les mondes suivants, ils rencontrent Invidia, l’Arbre de la Déification ; Luxuria, la Tradeuse de l’Intime ; puis Ira, le Régent des flammes, Avaricia, Ego et enfin Acedia. À chaque victoire, Cifer absorbe les pouvoirs du Régent et une nouvelle corne lui pousse sur la tête. Maffo, témoin impuissante, tente sans relâche de le ramener à leur but initial : retrouver leur sœur.
Au fond du domaine d’Acedia, ils retrouvent Samira. Elle est désormais Root, administratrice de Real, arborant elle aussi sept cornes, preuve d’une corruption totale. Pour elle, Real est un refuge où rêver sa vie vaut mieux que la vivre. Cifer la combat et, en lui brisant ses cornes, sans le savoir, accomplit la condition de sa libération.
Mais lorsqu’il tente à son tour de quitter Real, il découvre qu’il ne peut briser ses propres cornes. Seul, transformé, il retourne dans l’antre de Root et enfile le masque de l’administrateur. Il devient à son tour gardien du monde numérique. Dans le monde réel, c’est alors Cifer qui est dans le lit, pendant que Samira, libérée, fait des vidéos pour alerter sur les dangers de Real.
Le scénario du premier court métrage est écrit : sept séquences, de la lisière de Gola à celle d’Invidia.
Cifer et Maffo arrivent à la lisière de Gola. Maffo cherche leur sœur aînée, Luci26, une légende de Real, dans l’annuaire des joueurs : elle n’y figure plus. Pendant ce temps, Cifer découvre qu’il peut avaler les Data sans effort, et que cela attire toutes les Data vers lui.
Scénario de Francis Leudjeu.
Cifer et Maffo parcourent Real du haut vers le bas, symbole de la chute ou de la noyade. Chaque niveau est un monde sous l’autorité d’un Régent qui se présente comme un masque géant. Quand les joueurs remplissent les conditions que le Régent fixe, il fait apparaître un puits d’eau plein à ras bord, dans lequel les héros doivent se laisser tomber pour atteindre le niveau suivant.
Chaque monde a sa couleur et son cadre. Les trois premiers sont créés : orange et pellicule pour Gola, vert et triangles pour Invidia, pourpre et cœurs pour Luxuria.

Le Scroll Infini · orange
Le Régent préside un banquet infini : il laisse tomber des Data que les joueurs dévorent pour gagner en notoriété. Cifer le défie, le bat et absorbe son pouvoir : sa première corne.

L’Arbre de la Déification · vert
Une forêt qui est un seul arbre géant : plus on monte, plus les fruits sont lumineux et prestigieux, jusqu’au fruit d’or du sommet. Le Régent, un serpent géant aux écailles en forme de moniteurs, y promet le savoir absolu de Real. Cifer le tranche et l’absorbe : sa seconde corne.

La Tradeuse de l’Intime · pourpre
Le troisième monde. On y voit une liasse de billets de 10.000, une balance, un visage dont une moitié est un cœur.

14 ans
Jeune impulsif, passionné de jeux et de combats. Il représente l’addiction aux réseaux et la difficulté de discerner le réel du virtuel. Il découvre Real avec fascination, puis désillusion.
Son costume rappelle les vêtements traditionnels bamilékés. Les cornes lui poussent une à une à mesure qu’il absorbe un Régent, jusqu’à sept.
9 ans
Petite sœur sage, posée et constante. Elle ne perd jamais de vue leur mission : retrouver leur sœur. Elle incarne la mémoire, la voix intérieure, la sagesse ancestrale.
Dans Real, elle porte une robe noire et blanche en forme de 8.

L’aînée
Elle est l’objet de la quête de Cifer et Maffo : c’est pour elle qu’ils entrent dans Real. Plutôt que d’affronter la vraie vie, elle s’est réfugiée dans ce monde numérique, où elle joue sous le nom de Luci26.
Dans le monde réel, elle est dessinée selon les règles de mon style : peau d’ébène, visage coloré. Voir les huit règles
Samira, administratrice de Real
Aînée disparue, elle est devenue l’administratrice de Real. Convaincue d’avoir trouvé la liberté, elle est en réalité prisonnière de ses illusions. Ses sept cornes symbolisent sa corruption complète.
Root est connectée à des moniteurs qui lui montrent en temps réel tout ce qui se passe dans Real.



Dans le monde réel, mes personnages suivent la règle du visage-masque : peau d’ébène, visage seul coloré, huit règles qui les tiennent ensemble. Dans Real, ils deviennent des silhouettes à l’encre, dans l’esprit de l’art rupestre. J’avais d’abord imaginé Real comme un jeu vidéo classique ; j’ai fini par délaisser cette direction.


Deux dessins du design de Luci26, Samira dans l’ancienne version de #mayday, très jeu vidéo conventionnel : afro de dreadlocks rouges, costume vert, bras mécanique rouge.


#mayday est en développement depuis 2018. Les personnages sont dessinés, les trois premiers mondes sont créés, le scénario et le storyboard du premier court métrage sont faits.
La prochaine étape est le financement. L’équipe d’animation viendra ensuite : je ne veux pas rassembler des animateurs avant d’avoir de quoi les porter.
Écrivez-moi en trois lignes : votre structure, ce qui vous intéresse dans le projet, votre échéance.